Comment Rdiger Une Conclusion De Dissertation Philosophique

La conclusion est l’ultime moment d’un devoir de philosophie. Cet article explique à quoi sert la conclusion, quelles sont ses différentes étapes, et les erreurs à éviter. Il fournit également un exemple de conclusion rédigée.

À quoi sert la conclusion ?

La conclusion est la dernière étape d’une dissertation ou d’un commentaire de texte. Elle sert à résumer votre devoir et à donner votre réponse définitive à la problématique.

En introduction, vous avez exposé un problème philosophique. Au cours du développement, vous avez étudié ce problème. En conclusion, vous lui apportez une solution.

Les étapes de la conclusion

La conclusion comporte 3 étapes indispensables, et une étape facultative (voire déconseillée) :

  1. rappel du problème abordé
  2. résumé de votre raisonnement
  3. exposé de votre réponse finale
  4. ouverture (facultative)

Rappeler la problématique

Votre conclusion donne la solution d’un problème. Mais lequel déjà ? Après avoir lu toute la copie, le correcteur n’a probablement plus à l’esprit votre problématique exacte. C’est le moment la rappeler.

Résumer votre raisonnement

Autrement dit, rappelez le plan que vous avez suivi. Bien sûr, vous l’aviez annoncé en introduction, mais ce n’est pas une redite. En intro, vous annonciez le programme à venir. Maintenant, vous repassez le film de ce qui s’est déjà passé.

Vous savez précisément ce que vous avez dit et ce que contient votre copie. Vous avez une vue complète sur votre devoir. Synthétisez l’essentiel de chaque grande partie et montrez comment les idées s’enchaînent vers votre réponse au problème.

Exposer votre réponse

Vous allez dire au correcteur quel est le message central de votre copie, celui qu’il doit retenir. Vous allez donner de façon claire et explicite votre solution à la problématique. C’est à dire comment vous dénouez la difficulté intellectuelle discutée dans votre devoir.

Cette étape n’est pas toujours bien distincte de la précédente lorsque l’on rédige. Résumer le raisonnement est souvent déjà une façon de présenter votre résultat final. Mais même si les deux étapes sont souvent entremêlées, il ne faut pas oublier qu’on peut les séparer. À vous de voir ce qui vous correspond le mieux.

Ouvrir (facultatif et déconseillé)

Certaines méthodologies ajoutent une dernière étape : l’ouverture. Selon elles, la conclusion peut « ouvrir » vers d’autres problèmes ou d’autres thématiques. On relance alors la réflexion dans une nouvelle direction. Cette étape facultative est notoirement difficile.

De son coté, Dicophilo déconseille très fortement l’ouverture. L’ouverture pose des problèmes pratiques et conceptuels lourds, qui devraient décourager d’en faire. Pour plus de détails, voir l’article : Faire une ouverture (ou pas).

Les erreurs à éviter dans sa conclusion

Conclure en fin de 3e partie. On peut être tenté de faire un bilan du devoir en fin de 3e partie. Parce qu’on adhère aux idées exprimées en fin de copie, on les présente comme une réponse au problème. Cela revient à tuer votre conclusion. Elle n’aura plus rien à dire, puisque vous avez déjà conclu. Et puisque vous devez faire une conclusion, vous allez vous répéter. Dommage.

Ajouter de nouveaux éléments. La conclusion conclut, elle clos le devoir. Elle n’ajoute rien de nouveau à la copie. Il est strictement interdit d’insérer des exemples ou des arguments à cette étape. La conclusion ne sert pas à débattre ou à infiltrer une idée qu’on aurait oublié pendant le développement.

Ne pas conclure. Vous devez affirmer clairement votre solution à la problématique. Rester indécis, vague, ou flou n’est pas une bonne stratégie. Soyez limpides : le correcteur doit comprendre quelle est votre idée centrale. Soyez affirmatifs : ce n’est plus le moment de prendre des précautions et d’utiliser le conditionnel. Assumez vos idées.

Copier-coller votre introduction. Comme la conclusion, l’intro présente le problème et expose le plan. Mais reprendre telle quelle votre introduction n’est pas souhaitable. Rédiger votre copie a fait évoluer votre vision des choses et vous donne une vue nouvelle sur votre travail. Profitez-en. D’autant que le correcteur n’appréciera pas de lire deux fois la même chose.

Comment faire une bonne conclusion ?

Il est difficile de faire une bonne conclusion si le reste du devoir est brouillon ou hésitant. La conclusion se construit d’abord en suivant la méthode tout au long de la copie. Il faut en particulier :

  • Identifier clairement le problème posé
  • Organiser sa réflexion sous la forme d’un plan détaillé
  • Suivre son plan tout au long de la rédaction, sans dévier
  • S’assurer que sa réflexion conduise à une solution du problème

En somme, il faut savoir ce qu’on dit, pourquoi on le dit, et comment on le dit. Si vous comprenez ce que vous avez fait dans votre devoir, vous pourrez résumer votre travail en conclusion.

Exemple de conclusion

Cet exemple est tiré d’un devoir de CAPES (le concours pour devenir prof de philo). Il est forcément plus complexe qu’un exemple issu d’un devoir de lycée, mais Dicophilo n’a malheureusement pas de bonne copie de lycée sous la main.

Sujet : L’interprétation est-elle sans fin ?

Rappel de la problématique :

Nous sommes partis d’un constat étonnant. L’interprétation semble structurée par une fin qui explique pourquoi on interprète et quand on peut arrêter l’interprétation. Pourtant, on peut continuer à interpréter même lorsque cet objectif a été atteint. Le caractère structurant de la fin (but et arrêt) nous a ainsi semblé douteux.

Résumé des 2 premières parties :

Nous avons vu qu’il faut en réalité distinguer deux types d’interprétations. Une qui va vers la compréhension, comme fin interne susceptible d’être atteinte. Une autre qui part de la compréhension, et qui peut se poursuivre indéfiniment tant qu’elle reste cohérente et respecte des critères de méthode.

Résumé de la 3e partie :

Ces deux interprétations sont structurées par la compréhension : soit comme finalité réelle, soit comme idéal régulateur.

Réponse finale :

Ce qui structure l’interprétation, ce n’est pas la fin comme nous l’avions cru. C’est la compréhension qui joue ce rôle. Cela n’empêche pas la pratique de l’interprétation de se répéter à chaque époque. En ce sens et en ce sens uniquement, l’interprétation est « sans fin » : elle recommence sans cesse.

La reprise du plan n’est pas flagrante. Ici, on rappelle ce qu’a apporté chaque grande partie, mais uniquement pour amener vers notre réponse. L’enchaînement résumé / réponse est fluide.

Sommaire de l'article

La dissertation philosophique effraie, voire terrorise plus d’un élève de terminale. Pourtant, les élèves commencent dès la seconde, en français, en histoire ou en économie, à rédiger des dissertations. Il n’y a donc a priori pas de nouveautés en terminale philo. Mais sa réussite passe par la maîtrise d’une méthode.

Pour rassurer tout le monde d’emblée, sachez que :

  1. la dissertation est avant tout une question de méthode. Si vous acquérez en cours d’année les fondamentaux, vous ne serez pas démuni le jour de l’épreuve de philosophie
  2. il n’existe pas de dissertation parfaite, mais de bonnes voire très bonnes dissertations.
  3. la dissertation porte sur le programme de terminale. Si vous avez révisé vos notions et vos cours, vous ne risquerez pas la copie blanche.

Ceci posé, voici quelques astuces qui vous permettront de vous aider à construire vos dissertations de philosophie :

Le sujet : Interrogez le !

Le contenu du sujet

Décortiquez le sujet donné par le prof (ou par le jury le jour du bac) : essayez de définir tous les termes.

Ne paniquez pas si la signification d’un des termes du sujet ne vous saute pas au yeux, vous tenterez de le définir par la suite.

La format du sujet

La format du sujet donné est-il interrogatif (en quoi consiste ma dignité ?) ou bien est-ce un simple intitulé (devoir et bonheur) ? Cela vous aidera à construire votre problématique.

Le Plan de la dissertation : en 3 parties !

Le plan annonce la structure de votre dissertation.

Il doit au minimum inclure :

– une première partie (thèse, ou bien définition du sujet)

– une seconde partie (antithèse, ou thèse si votre première partie est consacrée à la définition du sujet)

– une troisième partie (synthèse, c’est-à-dire dépassement du sujet donné et réponse à la problématique)

L’introduction de la dissertation : Justifiez le sujet

L’introduction à plusieurs rôles :

– justification du sujet (demandez vous : En quoi le sujet est intéressant ? En quoi y-a-t-il matière à disserter ?)

– formulation de la problématique

La problématique consiste à reformuler les termes du sujet et à en expliciter les termes.

– Annonce du plan de la dissertation

Le développement : Argumentez

Le mot-clé est : Argumentez. Vous pouvez (presque) tout dire dans une dissertation tant que vos justifiez et détaillez vos arguments.

Vos développements (structuré en trois parties) doit équilibrer théorie (philosophes classiques) et pratique (utilisez toute votre expérience et votre culture : cas de la vie quotidienne, article de journaux, émission TV, livre, …)

Une dissertation sans théorie paraît creuse, une dissertation sans pratique sera jugée trop conceptuelle.

La conclusion : Soyez bref

La conclusion doit ramasser ce que vous avez semé. Soyez bref (10/15 lignes sont généralement suffisantes) et répondez à la problématique de manière claire (évitez les “ça dépend”)

Pour voir un cas concret, consultez notre exemple de dissertation rédigée.

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